L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Histoire des Arts Visuels - la Renaissance

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Solene Cauty


Elève dissipé.
Elève dissipé.

LA RENAISSANCE

Période essentielle naissant avec Giotto et meurt avec LDVinci. Terme de renaissance utilisé par contemporains de cette période, il devient un mot pour désigner cette période dans une nouvelle de Balzac, Le Bal de Sceaux. reprit ensuite par Michelet. Époque comprise elle-même, rare qu’une époque prenne conscience d’elle-même, renaissance comme retour aux sources de l’Antiquité. Proche de l’esthétique grecque et romaine, mais pas seulement. Architecture, puis peinture : la perspective, puis l’imitation de la nature, souci de la réalité. Difficile pour nous de comprendre la perspective, trop habitués, on l’apprend même à l’école, avec les lignes de fuite, etc. naît avec Giotto au milieu du XIV. Date de mort de perspective en peinture : Cézanne, fin XIXème. Peinture contemporaine qui suit sans perspective, il y a déjà des prémices dans l’impressionnisme. 80 pourcent des sculptures d’une cathédrale sont invisibles pour nous. Façade cathédrales pas visibles par les contemporains car il y avait des maisons jusque devant les portes. La construction d’une cathédrale est un spectacle pour Dieu. Représentation non pas faite pour être admirée par les hommes mais par une puissance dotée d’aucun point de vue. Où est Paris ? Une perspective est toujours partielle, si on vole au-dessus de la ville on ne la voit pas. Tour Eiffel comme un des symboles parisiens mais ce n’est pas Paris. Touriste qui disent « ah ça c¨’est Paris », touristes certains points de vue. Pour voir Paris il faut être partout, il faut donc être Dieu. Être omnivoyant. Perspective consiste à dire : il y a le monde que nous représentons qui n’est pas fait pour Dieu mais pour les hommes. Les trois principes sur lesquels repose la géométrie de la perspective sont les suivants:

- la hauteur de l’horizon, selon cette dernière sera au-dessus, en-dessous, ou à la même hauteur, la représentation ne sera pas la même.
- le point de vue à l’infini comme point de rencontre de toutes les parallèles : le point de fuite, qui détermine la place qui doit être celle du spectateur devant le tableau.
- le point de distance : ce qui détermine à quelle distance du tableau doit être le spectateur pour bien le voir.

Principes mêmes de la perspective auxquels correspondent des techniques. Fonction non pas tant de construire une image exacte de la réalité mais de déterminer la place du spectateur. La perspective ouvre donc sur notre monde, contrairement aux représentations qui précédaient, ce qui compte c’est le paysage, cf. Le Chancelier Rollin de Jan Van Eyck, Dieu disparaît, il n’est pas le spectateur, c’est l’homme qui a la maîtrise du monde : il le domestique. Lorsque la nature est représentée dans les tableaux de la Renaissance, elle est transformée en jardin par l’homme, elle n’est donc plus naturelle. Époque des grandes inventions et découvertes, cf. LDVinci, ingénieur, mathématicien, maths pas du tout comme les grecs, renouveau des maths, Grèce, monde arabe, puis renaissance. Utiles pour les applications techniques, donc pour la maîtrise et le contrôle de la nature. Toute la renaissance se comprend comme étant l’affirmation que l’homme est au centre de tout. L’homme devient plus important que le reste. Cf. la construction des théâtres, question de la perspective très important, plateau penché pour être mieux vu par le spectateur. Très vite, décor fait pour que le spectateur qui se trouve dans la corbeille, dans la loge la meilleure, sont fait pour cette place. Les théâtres en arcs de cercle dans lesquels il y a une seule bonne place. Cinéma invente un art dans lequel il n’y a pas de bonne place, c’est une affaire de goût et de préférence. Perspective monoculaire. Il y a la personne importante, le monde s’organise autour de lui. L’art de la renaissance est fait par les hommes, pour les hommes, et montre le pouvoir que l’homme a sur la nature.

L’imitation de la nature
.
Pétrarque, poète italien, première moitié du XIVème. A vécu en Provence. Cf. Dante fondateur de la littérature italienne. A connu Giotto. En 1336, a voulu faire l’ascension du mont Ventoux, montagne toute seule, apparence étrange, se voit de très loin, spectaculaire, culmine à 2000 mètres, végétation qui disparaît progressivement. Il ne trouve personne pour l’accompagner, ne comprennent pas son projet. Il y va donc seul, quand il arrive en haut s’assied, et lit les Confessions de Saint Augustin, il n’a pas dit un mot du paysage même s’il l’a regardé. « et les hommes vont…l’immense océan et le court désastre, et ils s’oublient eux-mêmes(…), idem Bethsabée au bain, s’abandonne dans sa contemplation, Roi David regard tourné vers divinité, conversion du regard. Il lit ce passage « il ne faut pas s’oublier soi-même en admirant les choses extérieures, il faut tourner son regard vers soi » , il se punit d’une certaine façon d’avoir regardé ce paysage. Alberti, théoricien de la renaissance, De Pictura. Grand architecte resté connu pour cet ouvrage : quels sont les principes de la peinture + ce que doit être l’artiste. Moment où les artistes signent leurs œuvres, peinture d’homme pour les hommes. Peintre doit être un mathématicien et devait faire partie des arts libéraux (distinction arts serviles/ arts libéraux, qui ne servent à rien), dont de l’art de la peinture, qui avait une utilité.

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum