L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


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UE Libre Nouvelle Vague - M. Guigue (Dernier cours)

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L'Héritage :

Les 5 chefs de file de la nouvelle vague ont tous continué a tourner des films jusqu'à leur mort. Ils ont eu une vrai carrière qui ne se limite pas a leur premiers films nouvelles vagues.
Ils sont leur propres héritiers. Ce qu'ils ont tournés par la suite ont ils été fidèles à leurs premieres oeuvres ? se sont-ils écartés de leurs origines ? Les principes de la NV furent-ils gardés ?
On remarque qu'ils sont resté fidèle, à l'origine il y a peut etre quelque chose qui les relie mais chacun des 5 a une identitée propre qui s'est renforcée à travers le temps conformément aux principes d'origines. Vivement Dimanche n'est pas très éloignée de Tirer sur le pianiste. C'est peut etre Godard qui s'est éloigné le plus de ses films originels mais il a conservé sa forme expérimental.
Pascal Bonitzer : "Leurs premiers films les definissent mais en meme temps ils ont passablement évolués dans une voie qui était définie d'emblée par ses films" On ne peut donc pas parler de trahison, il n'y a pas de reniement a l'égard des films qu'ils ont fait.
Est ce que pour autant leurs films ont accompli tout ce qui était en germe dans la nouvelle vague ? Probablement pas (sauf chez Godard et son coté expérimental)
On ne peut parler d'une postérité directe :
Il n'y a pas de cinéaste qui ont voulu copier purement et simplement , ou on prétendu tourner des films a l'image de ces 5 là. Il n'y a jamais de stricte copies de ce qui a pu etre fait précedemment (sauf académisme mais cela n'existe pas dans le milieu du cinéma). Pas de postérité dans le sens de modèle à suivre, a imiter.
Cependant il existe des jeux d'influences. Des jeunes cinéastes s'inspire de ces films, de ces oeuvres pour réaliser des films originaux. S'inspirer d'oeuvres qu'ils apprécient non pas pour faire la meme chose mais pour faire un cinéma différent et neuf. En ce sens là il existe effectivement des héritiers de la nouvelle vague.

Il existe des héritiers déclarés de la nouvelle vague, qui le disent. Il y en a qui ne disent rien, malgré tt l'influence est perceptible et il y a ceux qui la revendique mais qui n'est pas visible.

Les Faux Héritiers :
Eustache, Garrel, Doillon, Pialat.
On les place en tant que films d'auteurs car films intimiste, d'auteurs et a petits budget.
Mais ils pratiquent un cinéma assez sérieux, grave. A distance de la fantaisie, de la légerté des films de la NV. Coté fermé qui les rends difficilement assimilable.(Cas Eustache à prendre avec des pincettes)
Pialat a toujours marqu sa distance a l'égard de la NV (et des autres réals en général, il pense également que son ciné est nul). Il considere avoir raté sa véritable carriere de peintre. Il considere donc la peinture comme un art mineur. Malgré tout un immense cinéaste.
Noémie Lvovsky : "Dans les films de la NV il y a qqchose de ludique. Ce qu'il n'y a pas dans les films de Pialat"
Ce sont de grands cinéastes mais dont les oeuvres plombent le spectateur. Elles suscitent l'admiration mais sans la part pétillante, la fraicheur des films de la NV"

Les Héritiers très peu cités :
Philippe de Broca et Jean-Paul Rapenau
Comédies avec Belmondo

Les Héritiers qui se revendiquent comme tel et qui le sont :
Se sont tous de vrais cinéphiles
Ils ont tous défendus la NV, dans leurs propos , leurs écrits ils ont tous défendus explicitement leur attachement pous s'inspirer.
Leurs gouts cinématographiques rejoint ceux de la bande des cinq. Leur intéret se porte sur Hitchcock, sur Hawks, sur Renoir, sur Rosselinni. Leurs references sont les mêmes. Ils aiment Renoir mais à travers la NV.
Deux catégories : des cinéastes issues de l'Idec ou de la Femis (école dont la tradition est la cinéphilie) Arnaud Desplechin (Un conte de Noel (08), Rois et Reines(04), Comment je me suis disputé (96). Pascale Ferrand (L'âge des possibles, Petit arrangement avec les morts) . Noémie Lvovsky, et Laeticia Masson (Pourquoi pas le Bresil ? )
ET ceux qui n'ont pas fait l'Idec ou la Femis mais par les Cahiers du Cinema : Olivier Assayas (Irma Vep (96) Fin Aout, Debut Septembre (98) L'Heure d'été (08) ) et Téchiné
On peut également passer a Amalric et Bruno Podalydes et Claude Miller qui lui a même participé à la NV (La petite voleuse : scénario non tourné de Truffaut)

Olivier Assayas et Arnaud Desplechin ont une influence très très forte de la NV qui les a presque poussé à faire du cinéma.
Dequel cinéastes de la NV s'inspirent ces héritiers ? Certains ont eu une plus grande postérité que d'autres.
Chabrol à tres peu inspiré
Rohmer et Rivette ont chacun fait un ciné très particulier, fait des oeuvres particulierement innimitables. Rohmer, films entierment dialogués, sorte de marivaudages. Qui n'a jamais influencé.
Godard et Truffaut, il semble que Godard est connu pour sa très grande originalité mais paradoxalement ses films ont très peu influencé le cinéma Fr. Ont très peu irrigué ces cinéastes. Le ciné de Godard par sa spécifité est un tout sans postérité.
Truffaut moins considéré que Godard sur l'originalite de ses films a influencé bcp plus profondément les héritiers de la NV. Il a fédéré le monde du cinéma entre le cinéma d'auteur et le cinéma grand public. Ciné modéré, au centre mais qui influence profondément.
Godard ne cesse de faire un ciné à la marge.
On pourrait penser que Godard constitue le point d'aboutissement de la NV et Truffaut serait le rénégas or avec Truffaut la NV s'est banalisée, normalisée : elle fait partie du ciné Fr.
Le gain de cette prospérité est énorme : Le ciné d'auteur a été considéré comme ennuyeux, narcissique dans des décors dépouillé, misérabiliste. Ces cinéastes Assayas et Desplechin ont reussi a faire des films d'auteurs et commerciaux et qui n'ont rien a voir avec ce que nous venons de décrire.
Mathieu Amalric est la déclinaison contemporaine de Jean Pierre Leaud. Touche Trufaldienne qui influence ces films en jouant des persos qui sont ceux qu'incarnait Leaud, persos hésitants, lamadroit, faibles, vulnérables, caractérisés par le gout de la parole, innocence devant le réel et persos un peu à la marge et inscrit dans le système, juvénilité forte.
Dans le registre féminin on retrouve Emmanuelle Devos et Jeanne Balibar.




(Désolée pour toutes les fautes de frappe ou d'ortographe ! Bon courage pour le partiel !!)

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