L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


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CM - Genres et formes dramtiques à l'épreuve de la scène (Cours n°8, le 06/04/2011)

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Aline


Petit joueur, mauvais élève.
Petit joueur, mauvais élève.
Extrait du Danseur du dessus, passage du coup de tonnerre qui enclenche l'action.
Dans cette scène il y a trois coups de tonnerre :
- le premier qui accompagne l'arrivée de Fred Astaire sous la tonnelle
- second coup de tonnerre qui accompagne Fred Astaire dans les bras de la femme
- et le troisième coup de tonnerre se déclenche lors de la danse
Les coups de tonnerre dans un rythme à l'action. Phénomène de crescendo qui est très typique dans la comédie musicale. Elle ne s'embarrasse pas d'une vraisemblance, elle s'élève dans une danse collective quand il y a un changement d'humeur.
Les sons : la pluie, le tonnerre, les bruits des pas sur le planché. Effet de cascade avec le dialogue et les sons qui provoque la musique, le chant et la danse.
Il y a quelque chose de l'ordre d'un paradoxe dans cette séquence, le personnage féminin est très maussade vis à vis de Fred Astaire, situation de conflit initiale. Hors ce que le dialogue ordinaire ne va pas pouvoir réussir à dire, le chant et la danse vont pouvoir le faire. Il n'y a pas les possibilités d'exprimer les sentiments des personnages. Les personnages vont se rapprocher par le chant et la danse. Lorsque Fred développe la métaphore du gros nuage à Ginger, il parle de lui et la situation qu'ils sont en train de vivre. Cela n'est pas le langage de la communication habituelle, cela est très intéressant. On passe à un discours qui est plus poétique à une séquence dansée et chantée.

Extrait de Ziegfeld Follies :
Zigfeld est quelqu'un qui a vraiment existé, c'est un imprésario qui a créé de grandes revues et il était fasciné par le berceau de l a comédie musicale à Paris, Les Folies bergères.

Histoire du music-hall européen : première époque de 1895 à 1929 et la deuxième époque de 1930 à 1993. Le théâtre musicale a été pillé par le cinéma.

L'un des derniers numéros de Zigfeld Follies montre un duo. La séquence se propose en commentaire distancié de la légende que représente chacun des personnages.
L'ensemble est très disparate. L'ensemble du film ne se soucie pas du des transitions comme le fait normalement les comédies musicales, car ici il y a une juxtaposition de performances. On peur repérer les différents âges de la vie dans lesquels se retrouvent les personnages, représentés comme des figures jumellaires. Le style de Fred et de Gene est assez différent, ils ne produisent pas le même effet. Un Fred très aérien dont on a l'impression qui décolle et de l'autre côté un Gene collé au sol. Au moment du duo, ce sont les personnages eux mêmes qui ont réglés la chorégraphie.

Show-boat : au départ c'est un spectacle monté en 1927 qui a été repris par Kern, qui a cherché à conjoindre des traditions européennes et américaines, un renouvellement du genre.
Film de Georges Sidney du même nom (1951) :
D'après le roman éponyme d'Edna Ferber (1932-1933)=> roman : histoire d'une troupe acteurs-chanteurs, qui descendent au Mississippi. La troupe est dirigée par un couple malveillant qui ont une fille prénommée Magnolia. Les autorités locales viennent trouver la troupe en pleine représentation et leur dit qu'un des personnage ne peut plus faire le spectacle car elle est hors la loi. Il y a une part de légèreté qui s'oppose aux spectateurs.
Extrait de la fin du spectacle jusqu'au moment où le shérif arrive et dit à Julie qu'elle doit partir à cause de son métissage : ici il y a une ambition dramatique bien supérieur que dans les extraits précédents. Montrer l'envers du mythe américain. Le propos est grave parce que Julie est victime de racisme et cela est symptomatique car le shérif l'empêche de chanter mais de toute façon elle n'aurait pas pu chanter parce que d'une certaine façon la danse et le chant ne sont pas permis ici. D'une certaine manière, le genre de la comédie musicale serait déplacée s'ils intervenaient après ou si la souffrance de la jeune femme s'exprimait. Expression de la douleur qui perce à travers les larmes de Magnolia, mais qui se fait surtout attendre car l'expression lyrique de tout ce qu'il vient de se passé est secondaire et passe en premier par un personnage secondaire noire qui s'exprime par un chant solitaire, sans aucunes danses. On entend juste sa voix et on s'éloigne un peu du genre de la comédie musicale. On a l'impression que le scénario s'éloigne des codes de la comédie musicale : le personnage reste immobile et on s'éloigne un peu de lui.

Extrait de Mariage Royal (1951) : passage le plus célèbre, où Fred Astaire danse dans une pièce qui est inscrite dans un tonneau, décor immobile tandis que lui passe d'une surface à l'autre en illustrant finalement sa légende, d'un danseur qui s'envole qui ne touche pas le sol. Structure ascendante dans le rythme. En contemplant le portrait de la femme dont il est amoureux, Fred retrouve sa joie de vivre.
La chorégraphie même de la caméra montre que finalement le domaine d'avenir pour la comédie musicale est le cinéma et non la scène. Ici, le coup de force est de tourner la scène en un seul plan ce qui n'était pas nécessaire sur le plan narratif.

Chantons sous la pluie :
Extrait d'une scène de la fin du film qui nous montre ce qu'est devenu le spectacle initial et grâce à Gene Kelly et ses deux amis, le spectacle va se transformer en quelque chose de moderne car cela va être l'histoire d'un jeun arriviste à Broadway qui va avoir un choc à al tête et va se croire à l'époque de Louis XV, ce qui va permettre de sauver le spectacle et de rajouter de nombreuses extensions. Séquence de doublage avec la voix de Katty et le jeux des deux personnages masculins, suivi du film dans le film => esthétique propre de la comédie musicale dans le théâtre, univers sur les planches.
Ce qui est intéressant dans cette succession de séquences de danse c'est le cette espace de retour au caractère très factif de l'univers du théâtre musical alors que le film musical lui-même est un peu rompu et a dépassé cet univers de frou frou et de paillettes. Deux explications :
- soit c'est un hommage sur le mode de la nostalgie.
- soit c'est une façon de mieux différencier ce qui relève de la fiction 1 et de la fiction 2
Les signes qui trahi cet espèce de jeu c'est déjà la façon dont l'espace est signifié. Tous les éléments signifiant qui renvoient à l'univers du cabaret,et du music-hall. Une scène romantique de duo qui rappelle la scène avec Katty et Gene. Dans la fin, ce qui est frappant c'est cette espèce de débauche dans la variété des styles, des couleurs. Et le tout tranche sur le chaos du jeune arrivé dans une ville. Et parce qu'elle rompt par son rythme et son absence d'unité avec le reste du film. Il est frappant que le film musical tourné à l'intérieur du film musical est les caractéristiques opposées. On a deux générations de film musical avec deux époques différentes. Le film est une sorte de double commentaire qui fait référence à l'histoire du cinéma avec le passage du parlant mais aussi avec l'histoire du musical.

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