L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Jeudi 14h30-16h30 Mme Benard Cours n°8

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Zoue Pelloux


Elève dissipé.
Elève dissipé.
TD Esthétique Cours 8

STEINBERG
Dans les représentations du Christ enfant : ostentatio genitalium. Nudité.
Saint Famille, Hans Baldung Grien 1511
La grand mère touche le sexe du Christ. C'est pour mettre en évidence l'incarnation d'un être divin dans un corps humain.
3 considérations d'ordre théologique qui permettent de démontrer sa théorie.
- un être divin est immortel. Divin → humain = mortel et sexué. Mortalité liée à la procréation. Montrer que Dieu s'est incarné dans un être mortel et sexué, garant de l'incarnation du Christ, l'humanation.
- la nudité du Christ n'est présente que lorsqu'il est enfant ou lorsqu'il est sur la croix. Un peu comme si les deux se répondaient : le début et la fin. Entre les deux, vie de Jésus. Le Christ a été puceau durant toute sa vie et n'a pas succombé au pêché de la chair. TERTULLIEN, un théologien, parle d'un homme entièrement virginal. Avec la Vierge Marie, la virginité est montrée pour les deux sexes, chasteté qui marque la victoire des humains face au pêché de la chair.
- le rôle du Christ sur terre est un rôle de rédempteur, vient pour racheter le pêché originel des êtres humains. Son humanité diffère de celle des autres humains car elle n'a pas été conçue par le pêché mais par un incarnation divine. Pas né d'une relation sexuelle. Double pureté. N'est pas atteint par le pêché originel. Il n'est pas honteux de montrer le sexe du Christ puisqu'il n'a pas pêché, pas de pudeur à avoir car cela ne montre aucune connotation d'actes et de pêchés.



# La Passion du Christ

Ensemble des évènements de la vie de Jésus depuis son arrestation (après la dernière Cène) jusqu'à sa mort sur la croix et même après.

La Cène : Jésus et ses apôtres fêtent la Pâques juive. Fête qui célèbre la sortie d'Egypte marquant la fin de l'esclavage. Judas arrive avec l'armée romaine. Il embrasse Jésus sur la joue. L'armée amène donc Jésus devant les autorités juives pour qu'il soit jugé. L'un des apôtres, Pierre, sort un glaive pour protéger Jésus et coupe l'oreille de l'un des soldats. Mais Jésus s'opposera à l'action de Pierre et se laissera emporter par les gardes. Il est amené devant un grand prêtre, le Caïphe. Devant l'interrogatoire, il continue de dire qu'il est le fils de Dieu, le Messie. Le Caïphe ne le croit pas et le condamne à mort pour blasphème du nom de Dieu.
2ème version : Jésus est amené devant 3 personnes proches du Caïphe. Pendant l'interrogatoire sur ses apôtres, Pierre, interrogé par le Caïphe, va dire 3 fois qu'il a rien à voir avec Jésus et qu'il renie Jésus. La troisième fois, un coq s'est mis à chanter.
Après le condamnation du Caïphe, Jésus est amené devant un préfet romain, Ponce Pilate qui lui aussi le condamne à mort. Il est tout d'abord flagellé (attaché à une colonne il est fouetté pendant des heures), puis il est emmené à la crucifixion. Ils lui mettent une tunique rouge et une couronne d'épines sur la tête. Ils le font monter jusqu'à la montagne Golgotha. Jésus est obligé de porter sa propre croix. Sur la route, il est dit que beaucoup de femmes suivaient Jésus et pleuraient en même temps. Quand il arrive au sommet, il lui est proposé du vin avec de la myrrhe pour atténuer ses douleurs mais qu'il le refuse. Il est ajouter sur la croix une inscription, « INRI », Iesu Nazarati Rex Iudorum = Jésus de Nazareth roi des juifs. À la mise à mort, tout les vêtements de Jésus lui sont pris et sont donnés aux soldats. Au côté de Jésus, deux voleurs sont crucifiés en même temps, Dismas et Gesmas. Avant la mise à mort, les trois se parlent. On dit que l'un se moquait de Jésus et que Dismas le respectait. Dismas représente la paradis et Gesmas l'enfer. Dismas : premier saint au paradis.
Le Christ aurait été crucifié le jour de Pâques d'aujourd'hui et la Passion est célébrée durant le Triduum (=les trois jours) et plus particulièrement le vendredi saint.

Crucifixion, Pieter Bruegel, 1617

Dans la composition des tableaux de la crucifixion, il y a quelque chose de récurrent : une séparation qui est centrée sur la croix. Bien : Dismas Mal : Gesmas

Niveau iconographique, élément récurrent : un crâne (fait réfèrence à la mort et au Golgotha)

Crucifixion, VAN EYCK, 1425
Opposition entre les deux mondes.
Mort du Christ quelque chose de très humain pour un être divin.
Dismas et Gesmas crucifiés au côté de Jésus.
Bien à gauche, Mal à droite.
À gauche, quelqu'un de très droit, à droite quelqu'un de tordu, torturé.
En bas, sainte famille.
Lance en diagonale dans le corps de Jésus qui rompt la verticalité.
Sang juste là où la lance touche le corps de Jésus. Comme si par cet acte le peintre nous montrait la cruauté humaine, le sang met l'accent sur la mort de Jésus.

Crucifixion, Antonello DA MESSINA, 1476
Celui de gauche semble tomber vers la terre alors que l'autre semble s'élever vers le ciel.
Présence de crânes au pieds de la croix de Jésus.
Soldat avec la lance en arrière plan en bas du tableau.
Hibou en bas au premier plan.

Les instruments de la Passion, Arma Christi, très représentés dans l'art chrétien. Symbole de tout ce qui s'est passé pendant la Passion.
La croix seule ou avec les deux autres, la couronne d'épines, la couronne, le fouet, la lance, les clous, le marteau ou les tenailles, le coq de Saint Pierre, les lanternes des gardes, le glaive de Saint Pierre, l'oreille, la tunique rouge, le saint suaire, des pièces d'argent, un pichet ou un calice, le soleil et la lune (éclipse lors de la crucifixion).
Ça nous donne des tableaux où il y a une profusion des arma christi.

Images mnémoniques : images qui permettent, qui facilitent la mémorisation.

La Vierge soutenant le Christ mort, Hans MAMLING, 1475
Présence du fouet, du marteau, des clous, de la lance ensanglantée, …

Christ au tombeau, Fra ANGELICO, 1450
Présence de Judas.

Imago Pietas, Roberto DI ODENSIO

À partir du XVIème siècle, crucifixion plus réalistes. Veulent susciter les émotions des spectateurs. Dépouillement. Uniquement le Christ sur l'image. Représentation de la souffrance.

Matthias GRÜNEWALD :
Crucifixion, 1525
Retable d'Issenheim, 1512-1516

Selon la Bible, Saint Jean-Baptiste est mort avant le Christ. Absent à la crucifixion de Jésus donc. Logiiiiique! Agneau = Saint Jean-Baptiste.
Marie-Madeleine, considère le Christ comme son sauveur, présente au pied de la croix.
Saint Jean recueillera Marie après la crucifixion.

Imitatio Christi → les fidèles veulent connaître la même souffrance que le Christ.

Crucifixion, DALI, 1951
Voulait peindre l'antithèse de la crucifixion de GRÜNEWALD.

Trois études préparatoires pour un crucifixion, Francis BACON, 1944
Crucifixion : trois études, Francis BACON, 1962
Essaie de représenter la souffrance universelle de l'Homme. Rapport à la brutalité vis à vis des animaux dans ses peintures.

Action n°48, Hermann NITSCH, 1974
S'inspire de la crucifixion. Performance qui a eu lieu à Munich. Action qui cherche à provoquer une émotion chez le spectateur. Réalise ses actions car pour lui la société humaine essaie d'étouffer les instincts humains.

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum