L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Lundi 14h-17h-Cinéma classique-Mr Broda-cours du 14/02 au 14/03 (il manque juste le cours du 12 mars)

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Solene Cauty


Elève dissipé.
Elève dissipé.
L’arrivée du son




Octobre 1927: NY, The Jazz Singer. naissance de l’industrialisation du son au cinéma. (Gaumont capable de le faire dès 1908 mais pas les moyens). Arrivée du son question d’argent.
En 1927, uniquement 100 salles aux USA (sur 20000) sont équipées de hauts - parleurs. 1930: 8000 / 1931: 14000.
WARNER BROS : vitaphone. (Jack Warner l’acheta en exclusivité, les autres devaient avoir un autre brevet). 1er concurrent : FOX: Movietone, gravure optique du son. Synchronisation, triomphe de ce système.
Acteurs habitués à jouer avec leur corps et non leur voix. Pb également pour réalisateurs et metteurs en scène. Théâtralisation du cinéma américain. Problème de fixité à cause de la mauvaise qualité des outils de captation du son. (perche inventée vers début-milieu des années 30). Mixage, notion qui arrivera plutôt dans les années 40‘s: enregistrer les sons séparément, donner une impression de réalisme. Fantasia en 1941. Apparition du Dolby dans les 60’s. Il fallut du temps pour bien utiliser cette nouvelle technologie.

The Jazz Singer
D’Allan Crosland, qui travaillait vitaphone. Nom du chanteur dans le film: Al Jolson (faux nom, russe) venu aux USA devenu un des chanteurs les plus populaires de Broadway dans les 20’s. spécialisé dans le Jazz, principalement joué par les noirs, plus tard il apparaît alors maquillé en noir sur scène. Présence. Aide à la « promotion » du film. Warner l’engage pour le film, plus intéressant que de faire jouer un acteur habitué au muet. Il jouera un an plus tard dans Le Fou Chantant, vend ensuite 3M de disques. « The Al’s Jolson Show » à la radio. Signe avec CBS mais meurt.
Mauvais film, muet mais vendu comme un film sonore, pas sûr de son synchrone car il bouge beaucoup, pas possible avec le microphone. Film sur le communautarisme aux USA. Juif, fils du chantre, qui veut qu’il chante à la synagogue aussi, lui préfère le jazz. Banni. Gravit les échelons, devient star du jazz. Hommage à son père qui va mourir ou succès? Film qui a eu du succès à l’époque. Question des communautés juive/noire, question de leur représentation. Clichés sur les noirs pendant longtemps.


WARNER BROS
-Société de production fondée en 1923 par 4 frères polonais. Différentes décisions:
Si veulent un studio, il faut des films de qualité, pour avoir trésorerie, pour investir. Engagent plusieurs réalisateurs, dont Ernst Lubitsch. (article dans Positif), Michael Curtiz (hongrois) 80 longs-métrages en 35 ans, réalise Casablanca ou Les Aventures de Robin des Bois par exemple.
-KWBC : radio, cinéma en terme d’art, d’industrie, et de media.
VITAPHONE
-achat d’une société d’exploitation cinématographique, fusion avec la FIRST NATIONAL (Chaplin y a travaillé), possédant environ 1000 salles de cinéma.
-mise en place d’une certaine hiérarchie à l’intérieur du studio, engagent DARRYL. F. ZANUCK comme directeur des productions de la moitié 20’s jusqu’à milieu 30’s.
-1926-27: Dom Juan. ne le sortent pas car réalisent que c’est mauvais. Reculent sa sortie après Le Chanteur de Jazz.

Scarface
Produit par Howard Hugues en 1932. RKO. Al Capone vit à cette époque à NY. Scénariste: Ben Hecht, ont fait des interviews des gangsters, vont même jusqu’à engager des gangsters comme le bras droit de Tony.
Howard Hawks, 1896-1977. A fait des films jusqu’au début des années 70’s. pas spécialisé dans un genre, excelle dans tous. 1er film Les Rois des Airs en 1926- Only Angels have wings en 1939- Air Forces en 1943, produit par Howard Hugues. Réalise aussi des westerns comme Red River en 1948 avec John Wayne, The Big Sky en 1952 (traduit par la captive aux yeux clairs, avec Kurt Douglas). Rio Bravo 1959, Eldorado en 1967 et Rio Lobo: 3 westerns avec les mêmes acteurs. 1937: L’impossible Mr Bébé. Gentlemen prefer Blondes, The Big Sleep…
Paul Muny.
Sujet du film beaucoup trop subversif, glorifie un gangster, montrer de façon positive? Mais personnage intéressant à représenter au cinéma. D’où le texte au début. Comment lutter contre l’insécurité? Période de la fin de la prohibition. Ambigüité. 3 séquences distinctes en terme d’unité de lieu. Ellipse, fondu enchaîné, ou grosse ellipse par fondu au noir. Pourquoi Hawks choisit de tourner en plans-séquences? Logique de spatialisation, lorsqu’on ne coupe pas, on est restés dans le même espace. Bande-son se construit autant que la bande-image. Processus de mythification, on ne voit pas Tony tout de suite, d’abord son ombre. Intéressant pas ce qu’il raconte mais comment il le fait : art de la mise en scène. Son de la sirène de police, mais on ne les voit pas, pas besoin de tout montrer. Bresson « quand tu donnes à l’œil, ne donne pas à l’oreille; quand tu donnes à l’oreille ne donne pas à l’œil ». Allumette sur étoile du shérif : nous fait comprendre que c’est un personnage qui n’a peur de rien, pas besoin de commentaire.


Singing in the rain
Coréalisé par S. Donen et G. Kelly. Montre les problèmes du son. Produit par MGM (celui qui ne s’occupait que des comédies musicales: Arthur Freed). Comédie musicale. Début du film: sons extra-diégétiques.

Le cinéma des années 1930


UNIVERSAL. se spécialise dans un genre, le cinéma fantastique (cf. not° de censure).
1915 : la Cour Suprême fait passer un décret : l’exploitation des films est une entreprise commerciale pure et simple, établie et pratiquée aux seules fins du profit. On accepte l’idée que le cinéma n’est pas un moyen d’expression, ce qui entraînera la censure.
1922 : studios américains se dotent d’une administration, le Motion Picture Producer and Distributor Association. À la tête de cette administration : William Hays, sénateur conservateur (républicain) appelé le « Tsar du cinéma ». La MPPDA située à Washington, donc liée au système politique.
Mise en place d’une surveillance du cinéma. (Fatty Arbuckle). À partir de 1929, Hays se met en tête de monter un code de censure. Période de transition.


1934 : ce code se met définitivement en place.
De 1934 à 1952, code Hays en pleine activité, période pendant laquelle le cinéma américain a été le plus censuré.
En 1952, la Cour Suprême change d’avis, le cinéma est un moyen d’expression. Nouvelle période de transition où le code perd petit à petit de son pouvoir.
En 1968 s’établit le système de classification.
Le système de censure suit complètement l’évolution d’Hollywood. Arrivée de la télévision vers les années 50, démocratisation. Moins de public au cinéma, trouver le moyen de ranimer la fréquentation.


Notion de censure peut prendre sa place à chaque moment dans la construction d’un film.
La CENSURE : censura, peine ecclésiastique (sanction religieuse) (code Hays écrit par un orthodoxe et un jésuite, censure vient d’une notion religieuse) .
® Censure dès la scénarisation.
® Censure dès le tournage : il faut une autorisation, sorte de censure économique, car seuls les gros producteurs peuvent tourner dans les lieux publics ou privés.
® Censure à la distribution. ( à cause du titre, du scénario…). La date de sortie du film. (exemple : sortie de Titanic en 1997, sortie de Starship Trooper le même jour, signifie que le film ne veut pas vraiment être montré… les distributeurs décident de la date). Censure avec l’interdiction (1977, Star Wars , à l’origine scène avec oncle et tante de Luke calcinés, il a dû changer en un plan plus loin au lieu d’un gros plan) (L’Exorciste , interdit aux -18, mais gros succès, censure comme publicité) (L’Age d’Or de Bunuel, public se bat à la sortie…) (Scorsese, La dernière tentation du Christ)
® Censure à la critique underground , 1995, réalisateur obligé d’expliquer partout que la critique en a fait une mauvaise interprétation)

Le CODE HAYS
-On ne peut produire aucun film susceptible d’abaisser le niveau moral de celui qi le voit. Par conséquent, on ne devra jamais faire pencher la sympathie du public vers le crime, les mauvaises actions, le mal, le péché. Très subjectif, volonté de généraliser, religieux.
-Des modes de vie décents, dépendant seulement des exigences de l’action dramatique et du divertissement seront montrés au public. Économique
-La loi (divine, naturelle ou humaine) ne devra pas être ridiculisée, pas plus que l’on ne suscitera de sympathie pour sa violation.
Certaines choses sont plus suggérées, un couple marié ne peut pas dormir dans le même lit, on ne peut filmer un baiser pendant plus de 3 secondes. Règles dont Hitchcock se moque. Le Code Hays pousse les cinéastes à la suggestion plutôt qu’à la monstration. Sorte de double-scénario : un pour les jeunes, un pour les adultes, différente compréhension.


UNIVERSAL créé par Carl Laemmle. Industrie florissante dans les années 1920 : le cinéma, c’est pourquoi beaucoup d’immigrés y ont travaillé. Achète des nickel odéon vers 1906(inventions d’Edison), héritiers des kinétoscopes. Achète des salles de cinéma, devient exploitant. Veut que Universal devienne un marque, publicité ® pionnier du marketting cinématographique. Ça ne marche pas sur Universal, mais sur les acteurs, recrute Mary Pickford. En 1908, MPPC (Motion Picture Patent Company, cf. Edison): 1er trust de l’histoire du cinéma (crée procès sans cesse). Certains producteurs indépendants veulent cesser le monopole, vont vers l’Est (Edison plus à NY). Laemmle engage ensuite Erich Von Stroheim (1924, Greed, il voulait que le film dure 9h, 1ère guerre réalisateur-producteur : Erving Thalberg). Des artistes allemands rejoignent Universal, dont Karl Freund (chef opérateur, et plus tard réalisateur). Crise de 1929 : spécialisation dans le cinéma fantastique. Vers 1936, domination trop importante, Laemmle lâche le studio. Thalberg fut l’assistant perso de L à partir de 1917.

Frankenstein
Ecrit par Mary Shelley. Puis réalisé par James Whale, qui a aussi tourné L’Homme Invisible.
Acteur qui joue le monstre : Boris Karloff. Charles D. Hall, un des plus célèbres décorateurs de film fantastique. Maquilleur Jack Pierce
1931 Potentiel de peur dans le son qu’il n’a pas forcément dans l’image.

Tod Browning 1882-1962
Commence films vers 1916-1917
The Unholy three, 1925
The Black Bird, 1926
London After Midnight
Dracula, 1931. Première version officielle du roman de Bram Stoker.
Freaks, 1932 (massacré par la censure alors qu’elle n’existe pas encore), dans la période de transition. Accusation contre le conformisme, ou du moins l refus de la différence.
Mark of the Vampire, 1935

RKO, studio qui a duré 25ans, mais qui a produit des films extraordinaires comme Scarface, Citizen Kane (1941). Nouvel âge du cinéma fantastique de suggestion. Trilogie de Jacques Tourneur, Cat People; The Leopard Man; Vaudou (produits par Val Lewton). Années 40-50, studio dirigé par Howard Hugues, ce qui l’amènera à sa perte. Ce sera une des 5 Major (MGM; Paramount; Warner Bros; Twentieth Century Fox, RKO le seul à ne plus exister). RKO engage au début des années 30 David O. Selznick qui produit en 1932, King Kong, chaque reprise parle de son temps plus que d’un « monstre » : ici crise de 1929. Réutilise des décors qui ont déjà servi, économies colossales. Pas de star dans le film, les effets spéciaux et donc le monstre comptent. Les réalisateurs de King Kong sont Merian C. Cooper et Ernest Schoeldsack.
Les effets spéciaux sont la chose qui se démode le plus vite dans le monde du cinéma. Archétype du film culte.


La couleur au cinéma ! (le cinéma américain des 30’s, suite)


Industrialisation de la couleur dans les années 30’s. invention mise en place bien avant, s’affranchit techniquement. Problématiques technologiques.
Plusieurs étapes dans cette émancipation.
La « préhistoire » de la couleur chez les scientifiques, cf. Isaac Newton : le « spectre solaire » et la façon dont nous percevons les différentes couleurs. Goethe réfléchit à une théorie des couleurs, problématique plus précise. Maxwell lance les 3 couleurs (vert, rouge, bleu). Méliès : la « colorisation manuelle »,qui en 1897 a fait Le Manoir du Diable , où il demanda pour la première fois à ses assistants de colorier photogramme par photogramme les parties de l’image.
La colorisation chimique : deux façons: (ce fonctionnement est plus utilisé entre 1900 et 1905)
-le teintage : tremper pellicule dans bain chimique
-le virage : presque une logique de trichromie, image un peu plus complexe. Avoir plusieurs couleurs.
-la colorisation au pochoir, toujours chez Pathé, à partir de 1905 : on décide quelles parties sont colorées

1906: kinemacolor, par Georges Allan Smith, appartenant à l’école de Brighton. Couleurs mauvaises et floues.
1912 : Gaumont crée le chronochrome.
1915 : création aux USA de Technicolor, par H. Kalmus. Multiples procédés, le premier entre 1915 et 1919 : caméra qui fonctionne avec un procédé additif, avec deux filtres, filme sur deux pellicules différentes que l’on superpose ensuite. Problème car beaucoup de flous à cause de toutes les surimpressions. De 1919 à 1922, on tente d’intégrer des couleurs dans le photogramme, mais on continue avec des surimpressions, donc films toujours rayés ou flous. De 1922 à 1929, premier procédé soustractif : filtrer les couleurs complémentaires. En 1922 arrive d’ailleurs le 1er succès : Tall of the Seas (environ 50mn). De 1932 à 1950, second procédé soustractif, on comprend que l’animation se prête plus aux problématiques techniques , 1er Oscar de Walt Disney avec Flowers and Trees.
En 1935 arrive Becky Sharp réalisé par R. Mamoulian.
1938 : Robin des Bois (E. Flynn). La même année : Blanche Neige
En 1950, Technicolor invente le MONOPACK, plus besoin de filtres, direct pellicule en couleur.
1936 AGFACOLOR en Allemagne, surtout développé par les nazis.
1941 : FUJICOLOR (Japon) , mais il faut attendre 10 ans pour avoir le 1er long-métrage en couleur : Carmen.
1945 : EKTACHROME.

Colorisation manuelle:
Danse Serpentine, les danseurs espagnols, 1898.
Le sorcier arabe, 1906.
Synthèse additive
Inauguration du Campanile de San Marco , kinemacolor, couleurs vertes rouges (se passe en Italie, cf. drapeau)
Essai couleur de Sonia Delaunay en 1928, couleurs fades, un peu pastel
Synthèse soustractive
Le Cucaracha, 1934. Couleurs artificielles mais problème d’étalonnage.
Bande-annonce technicolor de Becky Sharp USA 1935.


Walt Disney
Chicago-Los Angeles
Quelqu’un d’ambivalent mais un des plus grand businessman du XX ème siècle. Côté immortel, son nom est toujours cité à la sortie des films aujourd’hui. Représente le rêve américain. Armée, arts plastiques. Crée son premier studio : United Film avec 3 autres dont Ub Iwerks à Kansas City. 1ère version de Cinderella en 1922. Un an plus tard, fonde le Hollywood Walt Disney Studio avec son frère Ray. Se lancent dans la confection d’une série qui commencera en 1927 : Alice in Cartoonland, mélange d’images traditionnelles avec images d’animation, ils ne gagneront rien sur cette série à cause d’une arnaque de la part du Co-producteur. En 1928, Ub crée une souris : Mortimer, certain succès mais on change son nom : Mickey Mouse, Disney rebondit avec l’arrivée du son et décident de donner une voix à Mickey (au début c’était la voix de Walt Disney lui-même). 1er Mickey : Steamboat Willie, très grand succès. Créent alors la Walt Disney Production et depuis tous les Disney sont produits par United Artists, qui trouvent des salles, le distribuent. Créent Pluto ou Goofy. En 1929 , Silly Symphonies. Disney commence à faire des story-board. Snow White s’inspire d’une danseuse pour mouvements de Blanche Neige, film istribué par RKO. Succès énorme même si ambigüité de ce film. Dumbo en 1941, Bambi. Il comprend qu’il faut se diversifier. Il commence donc à faire L’Ile aux Trésord en 1950 ou 20000 Lieues sous les Mers en 1954. BUENA VISTA : Disney se distribue lui-même, commence à devenir une Major, il crée dans les années 50’s le premier DISNEYLAND. Supervise Mary Poppins. Wolfgang Reitherman : Jungle Books, Les Aristochats.

Hitler ‘s Children
Dessins rappellent période expressionniste du début du XX ème. Mise en abime. Humour sauf à la fin du film: le nazisme ne peut mener qu’à la mort. Méfiance de la parodie. Propagande, période de guerre.

Tex Avery
1908-1980. A étudié à Chicago, passionné de dessin animé et de bd, va à Los Angeles pour trouver du travail. D’abord engagé à la FOX au début des 30’s (mais ne signe pas de son nom), a fait plusieurs adaptations du théâtre Esope (grec qui faisait des Fables avant la Fontaine). Travaille ensuite à la Columbia puis chez Universal : 1930-1935 : période d’apprentissage. WARNER BROS entre 1936 et 1941 , où il réalisera plus de 60 films, génériques connus. « carte blanche » qu’il donne à tous ses collègues. Développent les Looney Tunes et les Merrie Melodies. Création des personnages de Porky, Daffy Duck ou Bugs Bunny. Cinéaste borgne. Suite à des embrouilles avec la Warner se rend alors à la MGM en 1942, fera environ 67 films ( environ 7 à 10 films par an, le 1er : The Blitz Wolf. Création de droopy, le loup, l’écureuil fou… arrivée de la télévision aux USA dans les 50’s, rythme de travail devient insupportable. Dans les 60’s travaille dans la pub. 70’s rentre dans un studio d’animation Anna et Barbera. Films d’Avery pouvant être vus par les enfants, mais ces derniers ne comprendront pas vraiment le sens.

En 1939, hommage à Zanuck, travaillera à la Warner Bros. De 1935 au début des années 70, il dirige la TWENTIETH CENTURY FOX.
John Ford a eu 4 oscars en tant que réalisateur. Plus de 150 films, courts et longs-métrages, fait des films de 1917 à 1966. A essayé de raconter l’Amérique, a fait des films sur Lincoln. apachee avec Henry Fonda en 1948. Cheyenne Autumn, montre ce que les américains ont fait aux indiens, montrant ce que les allemands ont fait aux juifs. Il fonde mais brise aussi le rêve américain, Liberty Valence, 1962.
John Wayne, commence sa carrière en 1930, mais il fallut attendre dix ans pour mûrir et devenir un mythe. Western, pendant le cinéma muet, genre qui marche très bien mais remise en cause avec le son. stage Coach (adaptation de Boule de Suif, nouvelle de Maupassant)


Le cinéma français des années 30’s




« Les films parlants et sonores sont quelque chose de tout à fait nouveau, ce sont des inventions bien intéressantes, mais je ne crois pas qu’elles restent bien longtemps à la mode » , réaction aux premiers films sonores. Il parle d’une « invention », bien placé pour en parler. Lumière distingue les films parlants des films sonores. Film parlant plus comme théâtre filmé, alors que film sonore plus axé sur la musique que sur les mots.
Scepticisme.

« Le film parlant, c’est un film non viable, c’est la combinaison absurde de deux moyens d’expression antinomiques, vouée à un échec évident. » , Pierre Fresnay. Cinéma/théâtre et pantomime/radio.

Crise de 1929. Désillusion, qui s’encastre dans la seconde guerre mondiale. Jeancolas intègre la période de l’occupation dans les années 30’s. Mouvement esthétique du réalisme poétique.

Le lien théâtre cinéma
Méliès, confusion entre la scène et l’écran.
L’Assassinat du Duc de Guise
Retard pris par les français dès le départ sur la question « qu’est-ce que le cinéma? »
Marcel Pagnol, dramaturge star à la fin des 20’s, n’aime pas le cinéma avant l’arrivée du son, puis affirme qu’il va pouvoir « mettre son cinéma en conserve ». Marius en 1931, producteurs n’ont pas confiance en Pagnol en tant que réalisateur, Alexander Korda. Angèle en 1934. La femme du boulanger en 1939. le Schpountz, 1938.

Sacha Guitry
1936, Le Roman d’un Tricheur, avec un générique parlé et non écrit, raconter de la fin vers le début, éléments que l’on retrouve dans Citizen Kane. Homme de théâtre détesté.
Comment une pièce filmée peut elle être intéressante?

La place de la critique et théorie cinématographique dans les années 30’s, qui devient idéologique. Instrumentalisation du cinéma. 1928-1931 : La Revue du Cinéma, Auriol. Mélange de textes de théoriciens et praticiens. Journal publié à nouveau de 1948 à 1950, mort d’Auriol. Puis en 1951, début des Cahiers du Cinéma.
R. Leenhardt, a écrit une série d’articles critiques dans le courant des années 30‘s, qu’il nomma « l’école du spectateur », très avant-gardiste de placer le spectateur en point central.

Critique d’extrême gauche : Léon Moussinac
« j’encourage les spectateurs à quitter la salle », disait t’il d’un film sorti en 1928, procès qu’il gagna finalement, expression cinématographique libre dès ce moment. Georges Sadoul, un de ses disciples.

Critique d’extrême droite : R. Brasillach et R. Bardèche, célèbres pour avoir écrit Histoire du Cinéma , en 1935, premier grand ouvrage sur le sujet, extraordinaires connaissances comme par exemple Yasujiro Ozu, inconnu à l’époque car cinéma japonais. Brasillach fusillé à cause des propos antisémites de la réédition de 1942.

Mise en place d’une politique culturelle. À cette époque le CNC n’existe pas encore. Volonté de créer une institution traitant du cinéma. Les gens ayant essayé d’être des ministres culturels en France sont Jean Zay, Petsche et de Carmoy, mais l’instabilité politique a fait que eurs projets n’ont pas pu fonctionner, alors qu’il était évident que le cinéma français en avait besoin. Les allemands créeront plus tard le CNC, sans demander aucune autorisation. IDHEC, que l’on appelle aujourd’hui la Fémis. Unifrance.
André Malraux, L’espoir. A écrit La Condition Humaine. Devient chef de la résistance pendant la guerre.
Jacques Prévert, figure incontournable, faisait partie du groupe Octobre, référence au mois de la révolution soviétique.
Allemands mettent en place pendant la guerre société de production : La Continentale, où travailleront la plupart des cinéastes français. À la libération, pas de « purge » dans le cinéma français, on ne cherche pas à savoir qui a collaboré ou pas, c’est pourquoi certains comme Guitry sont fortement visés, alors que le cinéma français presque tout entier est concerné par la guerre. Le cinéma français marche très bien à cette époque, les chefs d’œuvres des pays étrangers ne sortiront qu’en 45, comme Citizen Kane par exemple, qui sortir en 1941 aux USA, tout comme l’œuvre de Griffith que l’on découvre en 1918 et non en 1915.


Jean VIGO
1935-1934. N’a pas connu son père, qui était et mourut en prison. Est dans des internats en province, ce qui influencera sur un des ses films. S’installe à Paris après son bac, étudie la philo à la Sorbonne, mais comprend qu’il aime le cinéma. Part à Nice, là où il y avait les studios Victorine, ne trouve pas vraiment de travail mais un complice, son cadreur officiel : Boris Kaufmann (le frère de Dziga Vertov). Court-métrage expérimental, d’avant-garde, à propos de Nice, où il théorise le « point de vue documenté », définition du documentaire à la française, qui ne fait qu’assumer sa subjectivité tout en expliquant son sujet. Donner son point de vue sur le réel, pas juste le représenter. Font un autre court-métrage: Jean Taris, Roi de l’eau, expérimentation d’images aquatiques. Moyen-métrage (aujourd’hui au CNC un film de moins de 59mn, au-delà de 60 : long-métrage) Zéro de Conduite, les élèves sont le peuple tandis que les pions sont la classe politique, métaphore trop claire, censuré. En 1933, il commence un long-métrage, il meurt de la tuberculose. L’Atalante. Gaumont change le titre du film en Un chaland qui passe, titre qui reprendra son origine à la demande de théoriciens du cinéma. Dans ce film on retrouve Jean Dasté, Dita Parlo, Michel Simon. Modernité, ambition narrative, errance de la jeune femme t vie sur la péniche en montage alterné. Modernité dans le montage également. Pb de son. Œuvre qui apparaît comme de la poésie filmée.


Jacques Rivette a fait un documentaire sur Jean Renoir, 1894-1979 un des cinéastes qui eut le plus d’influence sur tout le cinéma français.
Fils d’Auguste Renoir, un des plus grands peintres impressionnistes français. Jean aucun succès pendant ses 10 premiers films, mais aucun problème d’argent par rapport au métier de son père. Mais aussi héritage culturel. Pacifisme légendaire. Catherine Hessling est la dernière muse d’Auguste et la dernière femme filmée par Jean. Découvre Stroheim, Griffith et Chaplin, qui l’ont inspiré. Carrière divisée en 4 parties: 1925-30 : période muette, environ 10 films, aucun succès. la Petite marchande d’allumettes 1928, tiré d’un conte d’Andersen. le Bled en 1929. 1931-1939 : grande période, environ 15 films. 1er film : On Purge Bébé, tiré d’une pièce de Feydeau, grand succès, film qui rapporte de l’argent, où l’on trouve Michel Simon et Fernandel. la Chienne. tous les sons sont au même niveau d’intensité, son là pour transmettre une atmosphère, qui aide à la construction de l’espace. Fritz Lang fait un remake de La Chienne. les deux films suivants : Boudu sauvé des eaux, histoire d’un clochard sauvé par une famille. Certains n’ont pas hésité à y voir une suite de La Chienne, car Michel Simon devient clochard à la fin de celui là, et ici il l’est totalement. Il fait ensuite une adaptation de Mme Bovary. Ensuite, Toni, en 1935, meurtrier sauvé à la fin, film tourné sur un fait dives, pas de happy end, tourné exclusivement en décor naturel, acteurs non-professionnels, éléments qui deviendront presque les paradigmes du néo-réalisme italien. Son assistant était Luchino Visconti.
Partie de Campagne, tournage arrêté à cause de la pluie, film libertaire et film libertin. En 1936, le Crime de Mr Lange. Accepte une commande pour le parti communiste, qu’il regrettera beaucoup quelques années plus tard. En 1937, La Grande Illusion, qui lui donnera une reconnaissance internationale. Chant nationaliste allemand, puis « Marguerite », puis french cancan avec hommes travestis qui dansent, car ce qui manque le plus ce sont les femmes. Nous parle de la misère humaine, celle de ne pas pouvoir aimer. 1938, La Marseillaise, film sur la révolution française. la Bête Humaine, montre bourgeoisie française qui ne voit rien arriver. 1940-1951 : période « on the road », environ 10 films. Part en Italie. This Land is Mine; The Southerner; Le Journal d’une Femme de Chambre; en Inde il tourne The River. Retourne en France; Le Carrosse d’Or, puis en 1954, French cancan ; en 1956 Helena et les Hommes ; en 1959 le Testament du Dr Cordelier. le déjeuner sur l’Herbe la même année . le caporal épinglé en 1962 film très pacifiste; en 1971 , Le Petit Théâtre de Jean Renoir.

Le cinéma de la seconde guerre mondiale



Guerre des images, certaines ont plus d’effet que la violence réelle. Michel Foucault : la discursivité : qu’on le veuille ou non , il y a toujours un discours derrière ce que l’on dit. Devient une forme de tentative de persuasion. Cinéma comme langage qui va subir une forte discursivité. Godard « ce n’est pas une image juste, c’est juste une image ». Son comme science de la communication. Il faut un émetteur qui fait passer un discours à un récepteur, il faut les trois éléments. Influence allemande, mais pas seulement nazie. Dans les 20’s, émancipation de l’école de Francfort, au sortir de la première guerre mondiale, avec Max Weber, réflexion des idées marxistes, idées de Freud, avancées de la science. Permet la compréhension du XX. Avec Walter Benjamin, Horckeimer et Adorno: La Dialectique de la Raison , 1947 : pointent le cinéma comme vecteur industriel, films hollywoodiens sont purs produits (Citizen Kane inclus). Cinéma comme industrie culturelle. Concept repris plus tard en France, La Société du Spectacle par Guy Debord, qui a sorti livre en 1973. Benjamin : L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique, cf. aura, cinéma comme les autres arts, reproduction de positifs à parti de négatifs. Lazarsfeld, psychologue de la perception, a étudié la conséquence du travail sur l’activité culturelle des ouvriers. Va aux USA dans les 30’s : détournement vers le marketing. Courant de réflexion de pensée en Allemagne sur la communication : comment vendre plus aux consommateurs.
Joseph Goebbels : ministre de la culture donc de la propagande, institutionnalisation des concepts de la communication. Cinéma propagande. Le triomphe de la volonté : s’occupe de toute l’imagerie du IIIème Reich, Hitler. Gus Van Sant (Elephant)et Stanley Kubrick (Orange Mécanique) reprennent des images de ce film pour donner de façon post - moderne un statut particulier à ce film. Kubrick choisit cette image comme la pire image de l’histoire du cinéma. Film samplé énormément par la suite.

Leni Riefenstahl
1902-2003
Documentaire fait sur elle: Le Pouvoir des Images, réalisé en 1993 par Ray Muller.
Parcours archétypal et fondamental. Dessin et danse. Blessure qui arrête sa carrière de danseuse. Devient actrice au début des 20’s, travaille avec Max Reinhardt. Repérée par Arnold Fanck, cinéaste allemand à la mode, spécialiste du « film alpin » elle devient son actrice fétiche. Assistants et collaborateurs l’accompagnaient, car il «était géologue mais pas réalisateur au début. Pabst, Garnett, Balazs. La Montagne sacrée 1926, Le Grand Saut en1927; L’Enfer de Pitz Palu; SOS Iceberg.
Les collaborateurs ayant participé à l’éducation de Riefenstahl, elle réalise ses premiers longs-métrages La Lumière Bleue en 1932. 30 janvier 1933, nazis comprennent qu’il ont besoin d’aide pour « magnifier » leur travail (ce qu’on avait proposé à Fritz Lang, e ce qu’il avait refusé, ce qui montre qu’on avait le choix, contrairement à ce que dira Riefenstahl jusqu’à la fin de sa vie).
Fin 1933, La Victoire de la Foi : Wermarck (armée de terre allemande) en action. Quelques images aériennes. Hauts dignitaires du IIIème Reich. Novembre 1934, Hitler décide de faire un rassemblement militaire de plus de 700 000 personnes à Nuremberg, il demande à Riefenstahl de faire un film sur ce rassemblement, il lui fournit l’argent, le matériel, elle avait carte blanche. Elle voulait faire un document sur le nazisme, pour elle ce n’est pas un film de propagande car il n’y a pas de commentaire. Le triomphe de la Volonté.
Olympia , (en France appelé les Dieux du Stade) film en deux parties : la fête des peuples (sports olympiques) et la fête de la beauté (partie sur les JO de 1936). Film qui gagne la Coupe Mussolini.
Film qui devait s’appeler Tiefland, mais Riefenstahl avait besoin de beaucoup de figurants, elle demandera à des tziganes des camps de concentration de jouer dans son film (en leur promettant qu’ils ne retourneront jamais dans le camp, ce qui était évidemment faux). On lui dira plus tard qu’elle faisait des films catastrophiques, c’est pourquoi elle n’a plus le droit de faire des films après la seconde guerre mondiale. Elle a toujours le droit de photographier, elle se rend au Soudan, pour montrer qu’elle n’est pas raciste. Devient ensuite plongeuse sous-marine, film : Impressions sous-marines. Riefenstahl accréditée comme journaliste officielle des JO de 1972 à Munich. Elle a droit à des expositions, etc, et devient presque une artiste comme les autres.


LA CONTRE PROPAGANDE
Why we fight ? série de 7 films, commande venant du pentagone, supervisés par Franck Capra.

Franck Capra
1897-1991
Né à Palerme en Italie. Archétype du self-made man, à lui tout seul publicité pour l’American Dream. Finance lui-même ses études d’ingénieur, diplôme avec lequel il rentrera dans un laboratoire cinématographique, puis devient scénariste, d’abord de slapstick puis plus ambitieux par la suite. Va chez la Columbia, obtient 3 oscars du meilleur réalisateur et du meilleur film dans les 30’s. It’s happened one night, film de 1934 : meilleur réalisateur, meilleur scénariste, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleure actrice. Met en scène une femme de fort caractère, qui quitte son mari, tombe amoureuse d’un autre homme, croit à une trahison, revient chez elle pour se marier avec je ne sais qui et puis finalement non, elle reste avec lui.
Mr Deeds goes to town (en Français : L’extravagant Mr Deeds) : milliardaire, film sur l’argent et sa corruption.
1938 Mr Smith goes to Washington : film avec James Stewart.
Meet John Doe : film avec Gary Cooper.
The nazi’s strike ; Battle of Russia; Tunisian Victory; Battle of Britain…
Capra, Wyler & Stevens créent Liberty Film. It’s a wonderful Life.
Dernier film en 1971, la même année que son autobiographie : The name above the title. (cf. son nom était marqué au-dessus du titre au cinéma, les gens allaient voir un Capra, pas un James Stewart..)
Sens du montage : en elle-même, l’image n’a pas de sens. Cf. Chris Marker Lettres de Sibérie, séquence image, où l’on voit en 5-6 plans la Sibérie + commentaire anti-communiste, remontre les mêmes images en changeant les commentaires, et une dernière fois avec des commentaires pro- communistes : on peut dire beaucoup de choses différentes avec les mêmes images, le son a une énorme importance. Le problème est que beaucoup d’images viennent d’Hollywood sont mélangées avec des images d’actualité, problème de l’hétérogénéité des images.

Ernst Lubitsch
1892-1947. Montre qu’on peut se moquer de tout à partir du moment ou l’on se moque de soi-même. to be or not to be. homme de théâtre devenu homme de cinéma. Se moque des acteurs, des metteurs en scène , à partir de ce moment il peut se moquer de tout. A été attaqué pour ce film, a dû écrire un article dans la presse pour s’excuser. A commencé sa carrière en Allemagne puis est allé à Hollywood, puis travaille à la Warner, puis dirige à la Paramount durant les 30’s. Film fait en pleine guerre. Après la guerre, Heaven can wait. Maîtrise du langage et de la narration cinématographique : voix-off, ton comique, faux flash back, mise en abime (pièce dans la pièce) mais nous n’avons pas les éléments narratifs pour comprendre ce qui se passe, dérision sur Hitler. Tout montre qu’il connaît très bien le monde des acteurs, du faux, de la manipulation. Chute : acteur Bronski à Varsovie. Personne n’était dupe sauf le spectateur. Seconde séquence : Lubitsch se permet de critiquer Shakespeare, montrer le monde du théâtre. Lorsqu’on est metteur en scène, on ne voit que les imperfections du jeu. Contrechamp, on est sur la scène, on voit le souffleur, la loge… Carole Lombard superficielle et égocentrique, tout par rapport à sa célébrité dans les journaux. Gags sexuels.

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum