L1 Cinéma Audiovisuel : Echange de cours

Forum dédié à l'échange de cours entre les étudiants de L1 Cinéma Audiovisuel des élèves de la Sorbonne Nouvelle.


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LUNDI 14h30-17h30 Mme Quagliarella Cours n°1 (Pris par Mathieu Roche celui-ci)

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Zoue Pelloux


Elève dissipé.
Elève dissipé.
Entre 1955-60 > cinéma classique.
Chute du système des studios. En Italie, cinéma néo-réaliste avec la fin de la guerre. En Russie, choc esthétique des années 20, retombée par la suite, moins de chocs visuel – rupture discrète dans les années 50. En Allemagne, période taboue : mémoire du régime nazi. Tournant dans les années 60 (comme pour le Japon). Gain de réalisme dans le cinéma, notamment grâce aux avancées de couleurs (plus avancées que Technicolor par exemple).

REVOLUTION DU SONORE.

L’arrivée du sonore va totalement changer l’esthétique du cinéma. La couleur également. Le réel prend plus de place dans le domaine cinématographique.
Certains ont cru voir dans le classicisme hollywoodien et français, du romantisme. Le cinéma classique est un cinéma de l’artifice. Tout est contrôlé et anticipé. Mélancolie du présent du fait qu’ils ne sont que créateurs. Jeux d’acteurs : mettent en avant la volonté artistique sans être pour autant dans le réalisme. Dans le cinéma class. Français : voix et tirade de Jean Marais, Jean Gabin, etc.
A Hollywood, cette stylisation est plus fluidifiée, elle est plus discrète.
En Italie, la coupure se fait à la fin de la guerre en 45 et non dans les années 50, avec le néo-réalisme. Un fort rapport au réel dû à la dureté de la guerre. Ainsi, le cinéma de stylisation, embelli, ne pouvait régner dans un pays si touché par le régime de Mussolini.
Le film devient quasiment documentaire.
EX : La Terre tremble (1943), Visconti.

VISIONNAGE : Chantons sous la pluie, Gene Kelly et Stanley Donen.
Film représentant les difficultés techniques rencontrées au début du cinéma classique, avec l’apparition du son (les micros) notamment. Les bruits de caméra brouillant chaque son, elle était placée dans une cabine insonorisée. Le problème vient notamment de la place du micro. Le côté technique avec tous les problèmes rencontrés pousse les cinéastes à oublier le côté artistique du tournage. Une régression se fait en effet remarquée à l’arrivée du parlant.

En France, les « avant-gardistes » (Dulac, Gens, Clair, etc.) avaient réfléchi sur un rapport entre la musique et l’image. Ils avaient ainsi trouvé que le montage et une mise en scène créaient une « symphonie silencieuse ». L’arrivée du sonore est pour Gens l’arrivée d’un art « élargi ». Le fait est qu’il faudrait opter pour un cinéma purement sonore. La parole, ils vont l’inclure à des moments précis dans leurs films, afin de créer une portée utile de celle-ci.

Par ailleurs, certains pensent que de cette manière, le cinéma perdrait de son côté onirique. Cette manière est celle issue du théâtre. Le cinéma parlant engendre, dans le cinéma, l’arrivée de metteur en scène (issus du théâtre). Mais le cinéma ne sera pas seulement l’enregistrement d’une pièce de théâtre. On ne fait alors pas qu’apporter le théâtre au cinéma, certains réalisateurs portent une attention particulière à la mise en scène, à l’éclairage : Guitry, Pagnol, etc.

VISIONNAGE : Le roman d’un tricheur, Guitry.
Le générique du film présente l’ensemble de l’équipe de tournage. Les commentaires sont du réalisateur lui-même, vraisemblablement enregistrés à posteriori. La mise en scène du film met en avant la musique et le rythme de la voix du narrateur (personnage principal). C’est un cinéma inventif. Ce n’est pas un metteur en scène qui fera, selon Guitry, régressé le cinéma. Au contraire.

Par ailleurs, Marcel Pagnol, sur le film parlant, défini un « art d’imprimer, de diffuser le théâtre » mais également qui engage une « réinvention du théâtre ». Le cinéma muet mettant en avant les gestes, le mouvement, pour la compréhension. Le parlant va réduire à néant l’universalité du muet. Le sous-titrage est venu tard. Ainsi, pour certains films, plusieurs versions, pour plusieurs langues, étaient réalisées.

Le burlesque est un genre qui ne va pas résister au parlant. Il est intimement lié au muet. Cependant, il ne va pas disparaître totalement. La comédie loufoque représente la transmission du burlesque dans le parlant. Le seul qui saura se dresser contre cette expansion du parlant est Charlie Chaplin en livrant tout d’abord un film qui aura un grand succès, bien que muet : Les lumières de la ville.

Charlie Chaplin réalise ensuite Les temps modernes, en pleine émergence du cinéma parlant. Ainsi, il est quasiment le seul qui puisse se payer le luxe de vouloir préserver l’universalité du muet (Les temps modernes est un film à 90% muet). Ce film sera accusé de plagiat d’un film de René Clair.
Certaines figures du cinéma muet (Buster Keaton notamment) cède à cette émergence et quitte littéralement le monde du cinéma. Boulevard du crépuscule, de Billy Wyder (film récent), relate cette déchéance des acteurs du cinéma muet, disparus totalement de l’écran.

René CLAIR. Commence dans les années 20 avec Entracte. Marque par une histoire singulière et par la participation au film de dadaïstes et de surréalistes. Clair met l’accent sur la musique et le burlesque. Autres films : Sous les toits de Paris, Le million.

VISIONNAGE : Le million, René Clair.

« Un art de l’invention admirable. »
« Demain, ils diront à nos oreilles des sottises que nous ne pourrons ne pas entendre. »
René Clair, 1929.

VISIONNAGE : Les Temps modernes, Charlie Chaplin.

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